
SKIPPER — Aftermovie des 101 ans
Skipper Groupe, entreprise familiale de logistique et de transport née dans la Drôme, en France, a fêté ses 101 ans dans sa plateforme des Robins. Le film raconte la soirée : un entrepôt éteint, que les invités traversent entre les racks au fil d'un parcours d'ombres, de musique et de lumière.
Skipper a choisi de fêter ses 101 ans plutôt que ses 100. La voix qui ouvre le film donne la raison : cent ans, ce n'était « pas assez Skipper ». L'entreprise se présente d'ailleurs comme l'inventeur de la « slow logistique », et la soirée du 17 mars 2026 lui ressemblait : une plateforme logistique en activité, à Étoile-sur-Rhône, dans la Drôme, transformée pour une nuit en salle de spectacle.
Les invités, clients, équipes et partenaires, reçoivent à l'entrée une casquette dont la couleur désigne leur groupe. Puis la lumière s'éteint. Chaque groupe part dans une allée de racks, guidé par une troupe qui projette des ombres sur les cartons et sur des voiles tendues entre les palettes. Un orchestre en blouse blanche rassemble ensuite tout le monde pour le final, avant le discours de la famille et le buffet (le passage se fait par une haie d'honneur de tubes néon).
Une soirée qui se joue dans le noir pose un problème simple à l'image. Ce qui fait son effet sur place, un saxophone au fond d'une allée ou une silhouette sur un drap, disparaît à la caméra si rien n'a été prévu pour le capter. Et le parcours se déroulait en six groupes à la fois, impossibles à suivre tous.
Bluevista a donc construit le film dans l'ordre de la soirée : l'arrivée de nuit devant la plateforme, l'accueil sous la lumière blanche de l'entrepôt, la bascule dans le noir, les allées rouges, le final. Du discours, le film garde une phrase, sur l'héritage familial et le Skipper de demain : elle suffit à dire pourquoi tout le monde est là. Le montage a été mené sur place, dans un bureau de la plateforme, pour un film de deux minutes que Skipper a publié sur son site.
Une captation événementielle de ce type se prépare avec le déroulé de la soirée en main : à quelle heure la lumière s'éteint, par où passe la fanfare, d'où parle la famille. C'est ce qui permet de choisir ses moments plutôt que de tout couvrir, et de laisser le noir faire son travail.




